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QUELQUES EXTRAITS DE CORRESPONDANCES
IMAGINAIRES.
Ma chère M.,
Je t’envoie une lettre pour être ton amie. Je t’ai
vu à Tahiti davant la mer. Je veux être ton amie parce
que tout le monde me rejette parce que je suis surdouée. J’aimerais
bien avoir une copine comme toi. Tu as l’air gentille et tu es
belle. On me rejette parce que je ne dis que des bonnes réponses
au maître et que je suis un peu sa chouchoutte. C’est injuste.
Des fois, j’aimerais me tromper ou ne pa répondre, mais
c’est plus fort que moi...
Chère
E.,
Il y a une chose horrible qui m’arrive : ma mère va se
remarier ! Je ne te l’ai pas encore dit, mais mes parents sont
divorcés et ma mère semble avoir trouvé quelqu’un
qui l’intéresse. L’horreur ! Je n’ai pas envie
d’avoir deux pères. Déjà qu’avec un,
ce n’est pas simple, alors imagine...J’aime mes parents
mais pas cet homme. Il m’énerve trop, il n’est pas
gentil. Bon, bye-bye !
Ma chère
E.,
Comme je te l’ai dit, ma mère est morte et ça a
changé beaucoup de choses dans ma vie. C’est dommage, avec
mon père on s’était bien habitué à
elle. C’est la galère, mon père ne sait pas cuisiner.
(oh, la vache !) On mange des pizzas surgelés. Pour mes devoirs,
c’est difficile car c’est ma mère qui m’aidait,
et mon père n’est vraiment pas doué pour les devoirs.
C’est la pagaille, tout est en bazar dans la maison. Bon, à
bientôt...
QUELQUES EXTRAITS DE JOURNAUX INTIMES IMAGINAIRES.
Lundi, le 2 janvier 2002,
Oh non, pas ça ! Snif, snif ! Ma
grand-mère est morte d’une crise cardiaque. Elle est morte
il y a un mois et donc cela fait un mois que je ne me suis pas confié.
Je vais quand même essayer de le faire avec toi journal. Allez,
go ! Il faut que je me lance. Depuis qu’elle est morte, je m’habille
tristement. Je suis l’intrus des autres à l’orphelinat.
Désolé, journal ! On m’appelle pour le déjeuner.
A plus tard !
Mardi, le 3 janvier 2002,
Ma grand-mère était ma confidente avant toi. Depuis qu’elle
est morte, je cherchais la meilleure façon de me confier. J’hésitais
entre un animal, un personnage imaginaire, une personne ou un journal
intime. J’ai réfléchi. Un animal, il faut en avoir
un mais je n’en ai pas. Une personne, il faut avoir confiance
en elle mais je n’en connais pas. Un personnage imaginaire, il
faut l’inventer mais je suis trop feignant pour chercher. Le journal
? Alors voyons. Il faut aimer écrire ? Bon, alors pas de problème,
j’aime écrire, je choisis le journal.
Le 20 janvier
2004,
Bonjour, journal. Je m’appelle Elisabeth et j’ai dix ans.
J’habite une grande maison alors que je suis fille unique. Mon
surnom est « fesses à claques » parce que je fais
des bêtises et que je reçois beaucoup de fessés
et après, j’ai les fesses rouges comme une tomate.
Mardi 31 juin
2002,
Voilà, nous sommes mardi. J’étais super contente
parce que j’ai trouvé quelqu’un qui m’aime
bien. Je suis sortie et j’ai vu de mes propres yeux Henri et Clotilde
ensembles. Quelle horreur ! Quel désastre ! Je me suis mise à
pleurer et à crier sur Henri. Je suis triste.
24 juin 2004,
Les garçons me surnomment toujours la nulle car ils disent que
je ne sais rien faire. Je n’aime pas du tout ce surnom car en
plus, ce n’est pas vrai. Les filles, elles, disent que je suis
grosse, moche, et que je ne sais pas m’habiller.
mardi 2 février
2004,
Je me suis réveillé en même temps que Maria. Je
suis sorti. Il était six heures du matin. Je l’ai aperçue,
on s’est regardé puis elle m’a dit de venir dans
sa tente, alors j’y suis allé et elle m’a embrassé
(sur la bouche !)
Jeudi 20 novembre
2000,
Aujourd’hui, j’ai appris une de ces nouvelles ! J’ai
une sœur jumelle ! Quelle joie ! Je vais pouvoir jouer avec elle
! Je la rencontre ce soir ! Houlala ! Il me tarde ! J’avoue quand
même que j’ai un peu le trac, et j’espère qu’elle
sera aussi belle que moi et ma sœur (enfin, surtout moi !)
Vendredi 1er décembre 2000,
Ca y est, je l’ai vu cette fameuse jumelle ! Un affreuse paysanne
! J’aurais préféré ne pas la rencontrer…
4 juillet 2000,
Ca y est ! c’est la kermesse aujourd’hui ! J’ai le
trac… C’est la première fois ! J’ai peur de
tout rater ! C’est affreux, je ne mange plus, ne bois plus, ne
dors plus… Mégane est RRRR… Elle est : « Belle,
belle, belle, comme le jour ! » J’ai même écrit
un poème pour Mégane :
« Mégane, plus belle qu’un âne
Et plus belle que Loane,
Je t’aime
Tu es plus importante qu’une veine… »
Super beau, comme poème, je trouve ! Je t’en dirai davantage
demain.
Jeudi 2 septembre
Maintenant je vois Stéphanie tous les vendredis après
le collège, je lui ai offert le bracelet et elle était
contente. Mes copains aussi ont trouvé que je n’ai plus
mon caractère de cochon et ils ont remarqué que je ne
faisais plus mon beau et mon intéressant comme avant. Je crois
que dans toute cette histoire, la personne qui m’a fait changé
d’avis sur beaucoup de choses et changé de caractère,
c’est Stéphanie. Je crois que je n’ai plus besoin
de toi, journal, mon caractère a changé, mes amis ne sont
plus fâchés contre moi et je me suis fait une copine. Bon.
Pour pas que ma mère te trouve, je vais te découper en
mille morceaux. Au revoir, et merci beaucoup !
5 mai 2003,
Merci beaucoup, journal, de m’avoir aidé, car sans toi
je ne serais pas là, à être content. Mais je ne
sais plus quoi t’écrire maintenant que je n’ai plus
de problème. Et comme je ne veux pas que tu pourrisses dans un
tiroir ou que tu ne vois plus la lumière du jour (quelle horreur
!) ou qu’une personne te lise dans un siècle, exposé
dans un musée (Oh mon Dieu !), il vaut mieux que je te brûle
comme ça, tu n’auras pas d’ennui. Au revoir et merci…
Le 17 février
2004,
Mon cher journal,
Je suis vraiment désolée. Je t’ai bien délaissé
mais je n’avais plus rien à te dire vu que tout s’est
arrangé dans ma vie. J.C. a rompu avec Jessica, il est maintenant
tout à moi ! Alors, peut-être à bientôt ,
mon petit journal adoré que j’aime tant !
P.S. : Pour que ça reste entre nous, je vais t’enfermer
dans mon tiroir.
C’EST INJUSTE …
C’est injuste que les parents
nous donnent des gifles.
C’est injuste qu’elle ne m’aime pas.
C’est injuste de ne pas choisir ses parents.
C‘est injuste que les bonbons soient si bons, mais mauvais pour
les dents.
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